SOINS DENTAIRES ET BIEN-ÊTRE ANIMAL

LE BIEN ÊTRE ANIMAL ET LES SOINS DENTAIRES SONT INTIMEMENT LIÉS

Très peu de propriétaires d’animaux de compagnie leur brossent les dents. 

Selon un sondage effectué par l’Association des médecins vétérinaires du Québec en pratique des petits animaux (AMVQ) au mois de janvier 2019, 3 % seulement des propriétaires de chiens et 1 % des chats le font quotidiennement. C’est pourtant ce que leur recommandent leurs vétérinaires. C’est la façon la plus simple de prévenir la parodontite…

La parodontite consiste est l’inflammation du parodonte, c’est-à-dire des tissus de soutien des dents.

De plus, l’American Veterinary Dental Society, estime que 70 % des chats et 80 % des chiens souffriront d’une forme de maladie parodontale avant même d’atteindre l’âge de 2 à 3 ans !

Un des premiers signes observés chez les chiens atteints de parodontite est la mauvaise haleine. C’est tellement fréquent que plusieurs croient qu’une haleine fétide est normale chez le chien. Il n’en est rien.

C’est d’ailleurs lorsque l’haleine devient insupportable que bon nombre de propriétaires d’animaux de compagnie décident de consulter leur vétérinaire. 

Cela veut donc dire que beaucoup de chiens et de chats souffrent de parodontite longtemps avant qu’elle soit prise en main par des professionnels de la santé animale.

Or, les retombées de la parodontite vont bien au-delà de la mauvaise haleine.

Voici quelques exemples des conséquences de la parodontite :

  • Douleur
  • Perte de dents
  • Infections bactériennes ailleurs dans l’organisme (cœur, reins, poumons…)

Autrement dit, lorsque la parodontite n’est pas prévenue ou traitée, nos animaux de compagnie en souffrent. Leur bien-être est rudement mis à l’épreuve.

Les chiens et les chats cachent très bien leur douleur. C’est ce qui explique que beaucoup de propriétaires d’animaux de compagnie sont surpris de se faire dire par leur vétérinaire que leur animal doit assurément souffrir de façon chronique à cause de leur parodontite. Or, nous recueillons quotidiennement des témoignages de propriétaires qui, à la suite d’un détartrage ou d’un traitement dentaire approprié de leur animal, ces derniers vont mieux, semblent plus heureux et s’alimentent mieux.

Les propriétaires d’animaux de compagnie sont préoccupés par le bien-être de leur animal. À juste titre.

Une façon facile de le protéger est de procéder à des soins dentaires préventifs quotidiens.

Dans les prochaines publications, je vous guiderai parmi les différents produits offerts sur le marché et la façon de les utiliser.

Avertissement :

De nombreux animaux de compagnie, en particulier les chats et les chiens d’âge moyen et plus âgés, nécessitent un détartrage professionnel périodique en plus du contrôle régulier de la plaque. Si jamais votre animal présente de la mauvaise haleine, du tartre dentaire ou semble démontrer de l’inconfort buccal, consultez votre vétérinaire dans les plus brefs délais.

Y a-t-il une différence entre les microbiotes humains et canins et le microbiote du chien peut-il influencer celui des propriétaires de chiens?

DR JEAN GAUVIN MÉDECIN VÉTÉRINAIRE

INTRODUCTION

Qu’est-ce que le microbiote ?

Le microbiote est l’ensemble des microorganismes (bactéries, champignons microscopiques, et virus) vivant dans un environnement spécifique (microbiome) chez un hôte (animal, végétal ou aérien) ou une matière d’origine animale ou végétale. C’est ce qu’on appelait dans le temps… la flore microbienne.

On peut donc parler de microbiote cutané, digestif ou intestinal, des organes sexuels, etc.

Le microbiote qui semble le plus inquiéter l’auditrice et le microbiote digestif de ses chiens, mais on va voir que le microbiote cutané de ses chiens peut aussi influencer le sien.

La plupart des organismes du microbiote sont naturellement présents sur la peau ou dans le tube digestif où ils effectuent des tâches utiles, voire essentielles à la survie de l’individu hôte. 

Dans des circonstances normales, ils ne provoquent pas de maladies.

On parle alors de symbiose ou de communauté symbiote.

DE QUOI EST COMPOSÉ LE MICROBIOTE INTESTINAL DES HUMAINS ?

La première chose à savoir, c’est qu’il varie selon les individus et fluctue dans le temps, surtout dans les mois qui suivent la naissance et en période de maladie. 

L’utilisation d’antibiotiques ou d’antifongiques va altérer de façon significative la flore microbienne intestinale.

Le microbiote intestinal d’un végan en santé est différent du microbiote d’un carnivore en santé.

Il dépend aussi de la région du monde ou du pays où vous habitez.

Des chercheurs israéliens estiment que le nombre total de bactéries hébergées par un « homme de référence » (un être humain âgé de 20 à 30 ans, pesant 70 kg et mesurant 1,70 m) est de 3,9 X 1013 (essentiellement au niveau du colon).

95 % du microbiote est représenté par cinq phyla bactériens

  • Firmicutes (ex. : Clostridium et lactobacillus)
  • Bactéroïdes
  • Actinobactéria
  • Protéobacteria
  • Verrucomicrobia

Il y a aussi des levures, des archées (microorganismes unicellulaires) et des eucaryotes microbiens.

Y A-T-IL UNE DIFFÉRENCE ENTRE MICROBIOTE INTESTINAL DES CHIENS ET CELUI DES HUMAINS ?

Comme on vient de le dire, le microbiote varie d’une personne à l’autre donc forcément il varie aussi d’un chien à un autre, selon sa diète et l’endroit où vit le chien.

Il varie aussi d’une espèce à une autre (vache vs chat).

Le microbiote animal est aussi complexe que celui des humains

Comme pour celui des humains, il influence la santé des chiens (et de tous les animaux).

Donc, le microbiote des chiens et celui des humains sont différents.

ALORS, LE MICROBIOTE INTESTINAL DES CHIENS PEUT-IL AFFECTER CELUI DES HUMAINS ?

Il existe des preuves que le microbiome environnemental ainsi que le microbiome des animaux en contact étroit avec les humains peuvent affecter à la fois le microbiome humain et la santé humaine.

Certaines bactéries composant le microbiote intestinal des chiens peuvent être pathogènes pour l’humain, mais ne pas l’être pour le chien qui est porteur. 

Une étude réalisée à l’université de Guelph l’a bien démontré : 25 % des chiens porteurs de la bactérie Salmonelle étaient complètement asymptomatiques (aucune diarrhée) et auraient pu contaminer les humains avec lesquels ils vivaient.

Il peut aussi y avoir transfert de bactéries non pathogènes du chien à l’humain, sans conséquence pour la santé humaine.

Donc en conclusion, le microbiote humain peut être influencé par le microbiote des chiens.

Une étude réalisée sur le microbiote cutané de couples vivant ensemble a démontré qu’en plus de constater un échange de microbes entre les membres du couple, le fait d’avoir un animal de compagnie était associé avec un microbiote plus diversifié.

Une autre étude a démontré qu’il existait effectivement un échange de microbes entre chiens et humains habitant dans la même maison, particulièrement au chapitre du microbiote cutané.

Finalement, les couples habitant ensemble et possédant un chien avaient plus de bactéries cutanées en commun que les autres couples sans chien, probablement parce que le chien agissait comme véhicule de transmission supplémentaire.

CONCLUSION ?

Les microbiotes humains et animaux sont différents et le microbiote de nos chiens peut effectivement avoir des effets sur notre microbiote.

Voici trois recommandations simples à suivre afin de s’assurer que nos animaux de compagnie n’affecteront pas nos microbiotes de façon négative :

  1. Évitez d’embrasser vos animaux.
  • Évitez de vous faire lécher par vos animaux (particulièrement si votre peau n’est pas intacte). 

Pour les deux premières recommandations, soyez particulièrement prudents avec les personnes à risque : jeunes enfants de < 5 ans, femmes enceintes, personnes âgées, personnes atteintes de maladies chroniques, personnes immunodéprimées.

  • Lavez-vous les mains après avoir touché vos animaux, particulièrement avant de manger.

RÉFÉRENCES

One Health Relationships Between Human, Animal, and Environmental Microbiomes: A Mini-Review

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC6125393/

Risks of Raw – More evidence

https://www.wormsandgermsblog.com/page/3/?s=raw

Ross AA, Doxey AC, Neufeld JD. The skin microbiome of cohabiting couples. mSystems (2017) 2:e00043–17. 10.1128/mSystems.00043-17 

[PMC free article] [PubMed] [CrossRef] [Google Scholar]

Song SJ, Lauber C, Costello EK, Lozupone CA, Humphrey G, Berg-Lyons D, et al. . Cohabiting family members share microbiota with one another and with their dogs. Elife (2013) 2:e00458. 10.7554/eLife.00458 [PMC free article] [PubMed] [CrossRef] [Google Scholar]

Mille milliards d’amies; comprendre et nourrir son microbiome

Marianne Desautels-Marissal; Cardinal.

https://www.leslibraires.ca/livres/mille-milliards-d-amies-comprendre-et-marianne-desautels-marissal-9782924646038.html

Projet de règlement pour la mise en place d’un encadrement concernant les chiens


Le 15 mai dernier, la ministre de la Sécurité publique et ministre responsable de la région de la capitale nationale a déposé le projet de règlement d’application de la Loi visant à favoriser la protection des personnes par la mise en place d’un encadrement concernant les chiens.On pensait bien en avoir fini avec ce sujet hautement controversé, mais il n’en était rien et ce n’est pas surprenant. En effet, la Loi visant à favoriser la protection des personnes par la mise en place d’un encadrement concernant les chiens, présenté par l’ancien ministre Coiteux était plutôt vague et laissait un vide dans son application. La loi 128, adoptée par le gouvernement précédent, mentionne que :

La présente loi vise à favoriser la protection des personnes par la mise en place d’un encadrement concernant les chiens. À cette fin, le gouvernement peut, par règlement :…

Il y a plusieurs points qui précisent ce que le gouvernement peut faire pour encadrer la loi. C’est ce que le présent gouvernement a décidé de faire avec le dépôt du règlement d’application.

Au mois de mars 2018, Dre Perrier-Edmunds et moi-même avons fait des représentations lors des auditions publiques sur le projet de loi 128. Je tiens à mentionner que le mémoire a été rédigé par la Dre Perrier-Edmunds, qui y a travaillé très fort et a fait un document formidable. Je l’en remercie encore.

En gros, plusieurs de nos doléances ont été entendues par le gouvernement :

Meilleur encadrement de la possession des chiens au Québec sans égard à la race.Uniformisation des règlements sur le territoire Québécois.Sanctions suffisamment dissuasives.Identification obligatoire des chiens.

Lors de sa déclaration ministérielle, Mme Guilbault a mentionné que : « La prévention, l’éducation et la responsabilisation demeureront les éléments clés sur lesquels nous devons tous travailler pour que le nombre de blessures (sic) diminue ».

Lors de notre présentation, nous avions conclu en mentionnant que le gouvernement devait mettre en place des campagnes de sensibilisation auprès du public, particulièrement auprès des parents, sur la prévention des morsures et devrait conséquemment investir les ressources financières nécessaires pour les réaliser. Nous espérons que Mme Guilbault respectera sa promesse.

Mais comme disent les Anglais, le diable se cache dans les détails. En effet, plusieurs points du règlement nous inquiètent. Entre autres :

 Le signalement de blessures infligées par un chien.

Dans le nouveau projet de règlement, les médecins vétérinaires devront désormais signaler sans délai à la municipalité concernée le fait qu’un chien a infligé une blessure à une personne ou à un animal domestique. Ils auront aussi à préciser la nature et la gravité de la blessure.

Même si l’article 9 de la section II de la loi procure l’immunité au médecin vétérinaire qui ferait un signalement de morsure, nous sommes très préoccupés par le bris du secret professionnel, le bris du lien de confiance qui devrait toujours exister entre un médecin vétérinaire et son client et des conséquences possibles de la dénonciation. Il est impératif que le législateur prévoie dans la loi, des balises strictes afin d’encadrer les signalements et des mesures pour protéger les médecins vétérinaires, ainsi que tous les intervenants tenus à signaler les morsures, contre toute atteinte à leur réputation, que ce soit par le biais des réseaux sociaux ou par d’autres moyens.

Par ailleurs, nous considérons que le terme « blessure » est inapproprié, car il englobe toutes les lésions corporelles, qu’il s’agisse d’une simple égratignure ou d’une morsure sévère. En commission parlementaire, nous avions recommandé l’utilisation du vocable « morsure avec lésions », puisqu’il est plus logique dans un contexte de comportement canin et d’agression. Après tout, ce sont les morsures que nous voulons endiguer. S’il faut que les médecins vétérinaires et les médecins signalent toutes les blessures, sans discernement, il y a un très grand risque que le système se fasse inonder de signalements, ce qui aurait un effet négatif sur le but de la loi.

De plus, nous sommes d’avis que le législateur devrait permettre aux médecins vétérinaires de juger du type et du contexte des morsures afin de signaler uniquement les cas où le médecin vétérinaire a des motifs raisonnables de croire que la sécurité du public pourrait être compromise par un chien.

L’absence d’encadrement de l’élevage des chiens au Québec et de la vente des animaux en ligne ainsi que l’omission de la création d’un registre national des morsures, nous préoccupe aussi au plus haut point.

Nous allons essayer de convaincre la Ministre Guilbault du bien fondé de nos doléances. Espérons qu’elles ne tomberont pas dans l’oreille d’un sourd. Ou d’une sourde…

La douleur, particulièrement lorsqu’elle est chronique, met en danger la qualité de vie des humains, mais aussi celle des animaux. Ce soir, La Dre Anne-Marie Pinard (anesthésiologiste au CHUL) et moi allons parler de la douleur chez les humains et les animaux (IRM fonctionnels, hypoalgésie, effet placébo…). Ne manquez pas ça, ce soir à l’émission de radio Les Éclaireurs http://bit.ly/2onhxHn sur les ondes d’ici Radio-Canada première ce soir dès 19 heures @emissionleseclaireurs Les éclaireurs Pain, especially when it is chronic, jeopardizes the quality of life of humans, but also of animals. Tonight, Dr. Anne-Marie Pinard (anesthesiologist at CHUL) and I will talk about pain in humans and animals (functional MRI, hypoalgesia, placebo effect …). Do not miss it, tonight on the radio show “Les Éclaireurs” http://bit.ly/2onhxHn Ici Radio-Canada première tonight at 7 PM. @emissionleseclaireurs @leseclaireurs Les éclaireurs #radiocanadapremiere #chronicpain #douleurschroniques

via Instagram http://bit.ly/2HsVKpz

LA MALADIE DES GRIFFES DE CHATS

IEn octobre 2015, un adolescent âgé de 14 ans consulte son médecin pour un ensemble de symptômes psychiatriques : hallucinations, délires, idées suicidaires et homicidaires.

Le garçon est hospitalisé à plusieurs reprises en unité psychiatrique et reçoit un diagnostic de schizophrénie.

Plusieurs médicaments sont testés : antipsychotiques, antidépresseurs, stabilisateurs d’humeur et benzodiazépines, sans effet positif sur ses symptômes.

Les médecins soupçonnent alors une encéphalite auto-immune et testent un traitement contre cette inflammation => très peu de résultats.

En mars 2017, soit 18 mois après l’apparition des premiers symptômes, les médecins remarquent des lésions cutanées ressemblant à des vergetures sur les cuisses et les aisselles du garçon.

Ces signes dermatologiques peuvent parfois être le reflet d’une infection bactérienne ailleurs dans le corps et les médecins décident alors de faire divers tests de dépistage bactériologique.

Le verdict tombe : l’ado est infecté par une bactérie nommée Bartonella, bactérie probablement transmise par une griffure de chat.

Or, la famille du garçon en possède deux…

Mais les médecins ne le savaient pas.

Les symptômes de l’adolescent disparaissent alors après l’administration d’antibiotiques.

Conclusion de cette histoire :

  1. L’ado souffrait d’une variante de la maladie des griffes du chat.
  • Si ses médecins avaient su qu’il y avait deux chats dans la famille, ils auraient pu considérer cette piste dans la recherche de leur diagnostic (cependant, ce serait le premier cas de maladie des griffes du chat ayant causé une psychose).

C’EST QUOI EXACTEMENT LA MALADIE DES GRIFFES DE CHAT ?

C’est ce qu’on appelle communément et en anglais : Cat scratch fever.

(c’est le titre d’une chanson de Ted Nugent, qui date de la fin des années 70).

C’est une maladie causée par une bactérie qui se nomme Bartonella.

Il existe 24 espèces de Bartonella, dont 14 peuvent rendre des humains malades.

5 de ces Bartonella peuvent se retrouver chez les chats.

Ces 5 espèces de Bartonella sont propagées par les puces.

Habituellement

  1. Chats parasités par les puces èse grattent et se contaminent les griffes par les crottes de puces qui contiennent la bactérie.
  • Griffent une personne ou un autre chat avec leurs griffes contaminées.

DESCRIPTION DE LA MALADIE.

Deux scénarios possibles, selon que le système immunitaire de la personne griffée est compétent ou non.

Personne immunocompétente

  1. Au site d’inoculation => apparition d’une petite bosse rouge appelée papule.
  • Environ deux à trois semaines après, le ganglion lymphatique de la région va gonfler et devenir douloureux
  • Une fièvre va se développer.
  • Ces signes disparaissent généralement d’eux-mêmes et la condition est mineure, bien que l’élargissement des ganglions lymphatiques puisse persister plusieurs mois.

Personne immunodéprimée

  1. Des signes plus graves peuvent se manifester.
  • L’infection se propage et provoque une hypertrophie de la rate.
  • Potentiellement une encéphalite, une infection des valves cardiaques et d’autres conditions.
  • Ces syndromes sont encore rares, même chez les personnes immunocompétentes, mais ils sont potentiellement très graves.

EST-CE QUE C’EST FRÉQUENT QUE LES CHATS SOIENT INFECTÉS ?

  • Étant donné que la bactérie est transmise par les puces, les chats infestés sont plus à risque de transmettre la maladie.
  • Des études ont démontré que dans des régions chaudes et humides, jusqu’à 40 % des chats d’une région pouvaient être contaminés.
  • Quand une personne développe la maladie, il y a 90 % de probabilité que son propre chat soit aussi infecté.

EST-CE QUE LES CHATS PEUVENT AUSSI ÊTRE MALADES ?

Oui. On croit de plus en plus que Bartonella pourrait être à l’origine de plusieurs maladies chroniques chez le chat.

DEVRAIT-ON FAIRE TESTER SON CHAT ?

Tester des chats sains n’est pas recommandé.

Cependant, si le chat est malade où si une personne a été diagnostiquée avec la maladie ou si une personne immunodéprimée vit avec un chat, ça vaut la peine de le faire.

CONCLUSION?

  1. Si vous êtes malade et que vous avez un animal à la maison, mentionnez-le toujours à votre médecin. Pas juste pour la maladie des griffes du chat. Il y en a d’autres.
  • Traitez votre chat contre les puces (et les parasites) tous les mois.
  • Taillez les griffes de votre chat régulièrement.
  • Si vous êtes immunodéprimé, je vous recommande de garder vos chats à l’intérieur et de suivre les conseils précédents et de faire tester votre chat pour Bartonella.

L’importation des chiens au Canada, comporte des risques

INTRODUCTION

Depuis plusieurs années de plus en plus de chiens sont importés au Canada en provenance d’autres pays.

Or, l’importation de chiens au Canada comporte certains risques.

POURQUOI IMPORTER DES CHIENS AU CANADA

  • En tant qu’animaux de compagnie accompagnant les propriétaires
  • À des fins commerciales (p. ex., élevage d’animaux)
  • Pour des gains financiers par des personnes vendant les animaux
  • Par des organisations de bien-être animal (p. ex., des refuges, des organismes de secours aux animaux) motivées par le désir d’améliorer la vie des animaux affectés 

MAIS N’A-T-ON PAS DÉJÀ BEAUCOUP DE CHIENS ABANDONNÉS OU EN REFUGE AU CANADA ?

Selon Barbara Cartwright présidente-directrice générale d’Animaux Canada (anciennement connu sous la Fédération des sociétés canadiennes d’assistance aux animaux) :

« Si vous voulez avoir un chien, veuillez en adopter un au Canada. Notre système de refuge est déjà surchargé ».

Cependant, d’autres pensent que « une vie est une vie », et peu importe d’où vient le chien.

QUELS SONT LES RISQUES ASSOCIÉS AVEC L’IMPORTATION DE CHIENS AU CANADA ?

Selon l’Association canadienne des médecins vétérinaires (ACMV) :

  1. L’importation des chiens d’un autre pays peut se traduire par un risque pour la santé publique ainsi que pour la santé et le bien-être des animaux.
  • Les chiens provenant de pays étrangers peuvent être atteints de maladies qui étaient auparavant absentes au Canada.
  • De plus, des enjeux liés au bien-être animal peuvent survenir lors du transport des animaux dont l’état de santé est fragilisé. 
  • Par ailleurs, les animaux importés qui n’ont pas été bien socialisés et n’ont peut-être jamais vécu dans un foyer peuvent manifester des problèmes de comportement.

EXEMPLES DE MALADIES QUI AURAIENT ÉTÉ INTRODUITES AU CANADA

En 2005, suit à l’ouragan Katrina de grandes quantités de chiens atteints du ver du cœur ont été importés en Ontario.

En 2014 des chiens importés du sud des États-Unis et du Mexique en Alberta, ont été diagnostiqués avec de la Brucellose. 

En février 2019 des chiens importés de Corée ont aussi été diagnostiqués avec la Brucellose.

Maladie plutôt rare chez les chiens au Canada et qui peut être transmise aux humains.

En 2015, des chiens provenant de Corée ont été à l’origine du début d’épidémie d’influenza canine aux États-Unis.

En mars 2019, des chercheurs de l’université Cornell ont découvert une nouvelle souche du virus du Distemper.

COMMENT DIMINUER LES RISQUES ASOCIÉS À L’IMPORTATION DE CHIENS AU CANADA ?

La façon la plus simple est d’adopter dans un refuge local qui n’importe pas de chiens de pays étrangers.

Nous avons mis deux liens qui indiquent toutes les procédures à suivre lors de l’importation de chiens au Canada, provenant de l’ACMV et de l’Agence canadienne d’inspection des aliments.

Avant l’arrivée des chiens au Canada :

  1. Examen par un vétérinaire autorisé dans le pays d’origine.
  • Vaccin contre la rage (exigé par le gouvernement du Canada).
  • Autres vaccins essentiels.
  • Vermifugation, y compris les ténias.
  • Traitement contre les parasites externes (p. ex., puces et tiques).
  • Test pour le ver du cœur.
  • Tests pour les maladies qui peuvent être présentes dans le pays d’origine, mais absentes ou rares au Canada (p. ex., Leishmania dans le bassin méditerranéen et en Amérique du Sud ainsi que Brucella canis dans le Midwest américain).

Après l’arrivée des chiens au Canada :

  1. Quarantaine de 30 jours pour les chiens (minimum de 14 jours) dans une maison ou un établissement à l’écart d’autres animaux et des personnes à risque élevé (p. ex., jeunes enfants, aînés, personnes ayant un système immunitaire affaibli).
  • Surveillance étroite pour détecter des signes de maladie et consultation avec un vétérinaire au besoin.
  • Le risque de rage peut persister jusqu’à six mois.
  • Cultures pour les infections bactériennes soupçonnées en raison du risque d’organismes multirésistants.
  • Examen par un vétérinaire le plus tôt possible (même avant de se rendre à la maison).
  • Rappel des vaccins ou des tests au besoin.
  • Évaluation du comportement.
  • Répétition du test du ver du cœur après six mois.
  • Stérilisation.

LIENS UTILES

Liste de contrôle à suivre pour l’importation de chiens au Canada (ACMV)

https://www.veterinairesaucanada.net/documents/liste-de-controle-des-veterinaires-pour-l-importation-d-un-chien

Voyage avec des chiens domestiques ou importation de ceux-ci.

http://www.inspection.gc.ca/animaux/animaux-terrestres/importation/politiques/animaux-vivants/animaux-de-compagnie/chiens/fra/1331876172009/1331876307796